Le libre échange est le résultat d’un processus législatif, culturel, et technique. Malgré quelques tendances protectionnistes encore présente, les marchés sont ouverts plus que jamais. Ainsi, depuis la fin de la 2ème guerre mondiale, le volume des échanges commerciaux augmente plus vite que celui de la production mondiale.
Le taux de croissance des échanges internationaux était de 4% dans les années 1970. En 2007, l’ensemble des exportations mondiales dépassait les 13 000 milliards de dollars de marchandises. Aujourd'hui, le taux est passé à 7%.
Parmi les autres biens échangés ont peut compter les produits primaires de base (produits agricole, minerais…), les produits énergétiques (pétrole), les produits de consommation finale (vêtements, montres…). La part des industries extractives varie en fonction du cours du dollar et d'un prix du marché à la hausse sous l'effet des besoins importants des pays émergeant, ainsi que de la baisse des ressources disponible.

Les produits manufacturés sont particulièrement dominants face aux produits agricoles ou miniers. Les services qui représentent 20% des échanges voient leur proportion grandir progressivement.
La part des services tels que le commerce électronique ou le tourisme augmente. En vingt ans, les échanges de services sont passés de 15% à 22% des échanges internationaux. Les principaux services échangés sont les transports, les assurances, les services bancaires, le tourisme, les loisirs, le domaine informatique (conception de logiciel et saisie) et de la communication.
On distingue également des transferts de technologies (brevets, licences, ingénierie…), des transferts d'homme (émigration, déplacement pour affaires…) ainsi que des échange intellectuels, politiques et culturels.
Les échanges commerciaux concernent toutes les économies à des degrés divers. L’ouverture des économies a permis à certains pays, comme la Chine d’exploiter leur insertion dans les échanges internationaux comme un moteur puissant de croissance nationale. Toutefois, d’autres économies ne profitent pas aussi directement de ce vecteur de croissance. Les économies Sud-Africaines, par exemple, participent peu à ces échanges.

Les échanges sont concentrés dans la Triade : Europe de l’Ouest, Amérique du Nord, Asie de l’Est. Les transactions entre ces trois zones couvrent les trois quart des échanges mondiaux. De plus, les échanges intra zone (les flux internes à chaque zone) y ont une place prépondérante. Les échanges de marchandises sont majoritaires couvrant 75% de ces transactions.
Les pays ne participent pas de manière égale aux échanges : 22 pays assurent à eux seuls 75% du commerce mondial. De nombreux pays en développement (notamment d'Afrique) restent encore à l'écart du commerce mondial.
Tous les secteurs ne sont pas exposés de la même manière à la concurrence internationale.
L'agriculture est un secteur protégé pour assurer la sécurité alimentaire, l'entretien du milieu naturel, et un revenu aux agriculteurs. Elle bénéficie de soutiens publics. Seulement 10% de la production agricole mondiale fait l'objet d'échange internationaux.

Certaines branches industrielles (textile, chimie, automobile, acier, bois…) sont aussi protégées par des tarifs douaniers et sont abritées de la concurrence mondiale.
Les services sont souvent de nature publique (éducation, santé) et échappent à l'échange. D'autres service sont protégés : secteurs des transports, des télécommunications, du cinéma.
Les capitaux circulent entre les États. Les flux qu'il génèrent sont comptabilisés sur des balances établies par les comptabilités nationales de chaque État.
Pour la France, ces flux sont comptabilisés par la balance des paiement, document comptable et statistique qui enregistre les relations économiques effectuées pendant un an avec le reste du monde. Elle comprends trois comptes :
On peut considérer qu'un déficit des comptes courants est dû à une consommation excessive par rapport au revenu par rapport au revenu disponible.
Une autre analyse met l'accent sur l'approche financière : le déficit de la balance courante correspond à un excès des investissement (besoin de financement) par rapport à l'épargne privée et publique (capacités de financement).
La deuxième approche est devenue la principale. Elle met l'accent sur les deux déterminants que sont l'épargne et l'investissement. On en déduit ensuite l'évolution de la balance commerciale.
Le compte "Avoirs de réserve" constitue la contrepartie du solde global des autres postes. Il reflète la position monétaire du pays.
L'ensemble de la balance est ajusté en cas d'écarts inexpliqués par le compte "Erreurs et Omissions".
Il faut remarquer que souvent, par abus de langage, on dit que la balance des paiements est en déficit ou alors en excédant) lorsqu’on veut dire en réalité que la balance des transactions courantes «(ou parfois la balance commerciale) est déficitaire (importations plus importantes) ou excédentaire (exportation plus importantes).
En cas de compte déficitaire, deux explications majeures peuvent justifier ce résultat. D’une part, il peut être considéré que la consommation est excessive par rapport au revenu disponible. D’autre par, ce résultat peut traduire un excès dans les investissements par rapport à l’épargne privée et publique.
Le taux d’ouverture de l’économie évalue le ratio de la production échangée sur la production totale. Il traduit l’interdépendance existante entre les différents pays. Au niveau mondial, ce taux s’élève actuellement de 25%. Cela signifie que 25% de la production réalisée dans le monde est exportée. Le calcul du taux d’ouverture de l’économie peut se réaliser également par secteur afin d’optimiser l’analyse de ces échanges. Ainsi, il apparaît par exemple que dans le secteur de l’électronique, ce ratio s’élève à 50%. Ce qui signifie que 50% des produits fabriqués dans ce secteur d’activité sont destinés à l’échange international.

La comparaison des taux d’ouverture de l’économie entre les différents pays montre que tous ne sont pas ouverts sur l’extérieur de façon égale. Ces différences peuvent résulter des différences de taille du marché intérieur (étendue du territoire, nombre d’habitants…) entre les différents pays, ainsi que de leur plus ou moins grande spécialisation productive.
Le taux d'exportation est mesuré par le pourcentage des ventes réalisées à l’étranger que ce soit pour une entreprise, un secteur ou une industrie.

Exportations = ventes directes à l'exportation déclarées par les entreprises, c'est-à-dire celles qui ne passent pas par une société tiers.
CA HT = Chiffre d'affaires hors taxes: montant des affaires réalisées par l’entreprise avec les tiers dans l’exercice de son activité professionnelle normale
Le taux de pénétration du marché est un taux mesurant la couverture du marché par un produit ou service donné.

La part de marché d'un produit, d'un service, ou d'une entreprise d'un marché donné est le pourcentage de ses ventes sur ce marché par rapport au total des ventes de ce produit faite par ses concurrents et elle-même

Chaque pays possédant une monnaie différente (à l'exception des pays de la zone euro), le paiement des échanges nécessite la conversion des monnaies. Elle s'effectue sur le marché des changes qui est le lieu de rencontre de l'offre et de la demande portant sur une devise.
Les acteurs du marché sont les ménages, les entreprises commerciales, les institutions publiques et privées et les banques (cambistes).
Le marché des changes est le marché sur lequel s'effectuent les opérations d'achat ou de vente de devises ou monnaies étrangère. Les transactions sur ce marché est cent fois supérieures à celles des biens et services.

Ce n'est pas un marché concret localisé dans un lieu particulier, mais un marché mondial interbancaire qui fonctionnement en continu. Les transactions s'effectuent par téléphone, par télex ou par l'intermédiaire de réseaux d'information et de communication spécialisés 'Reuter) auxquels les banques sont abonnées.
Il est constitué :
C'est le prix d'une unité monétaire exprimé dans une autre unité monétaire. La Banque de France peut intervenir pour stabiliser les cours du change (acheter ou vendre des devises).
L'utilité du change consiste dans l'obtention de devise pour le tourisme, les achats de produits (imports), de placements financiers (Bourses étrangères), les investissements directs, les voyages d'affaires ou le remboursement d'emprunts à l'étranger.
Les variation importantes, qu'on appelle la volatilité des taux de change, provoquent, pour les entreprises, un incertitude quand au chiffre réel des exportations escomptées ou sur le coût réel des matières importées.
Exemple : Pour une compagnie pétrolière fortement importatrice de pétrole brut et exportatrice de pétrole raffiné, la volatilité du cours du dollar provoque une grande incertitude sur le résultat anticipé.
Le niveau de change peut être un frein ou un accélérateur à la compétitivité des entreprises. En outre, la volatilité des changes (variations importantes des taux de change) apportent des incertitudes aux entreprises face à leurs échanges internationaux.
Pourtant, et très souvent, l’instabilité des taux peut provoquer des aléas stratégiques significatifs. Face à une volatilité des taux, les entreprises peuvent difficilement évaluer les exportations escomptées ou le cout des matières à importer.
Le choix des implantations des unités de production peut également prendre en compte le niveau de change pratiqué. Pour ne pas pénaliser les exportations, certaines entreprises privilégient une « zone Dollar » plutôt que la « zone Euro ».
