Le contexte général comprend les contextes technologique, socioéconomique, culturel et institutionnel. Il est difficile pour les acteurs de la communication d’agir sur ce contexte.
Technologique, socioéconomique

T. Hall distingue les cultures monochrones (Europe du Nord, États-Unis) dans lesquelles le temps est segmenté en fonction des différentes tâches et activités, et les cultures polychrones (cultures méditerranéennes) où les individus ont plutôt tendance à faire plusieurs choses en même temps, c’est-à-dire conduire différentes activités en parallèle.
Les rituels : pratiques respectant des règles ou des manières de faire habituelles, facilitent les relations sociales et constituent des signes de reconnaissance, d’appartenance ou de considération.
Le contexte institutionnel : L’institution (État, entreprise, association, famille, le café…) dans laquelle s’inscrit « l’interaction prescrit » un type de rapports, des rituels spécifiques, un registre de langage particulier, le respect de normes et de règles. Par exemple, dans une société d’informatique, une entreprise de mode, une école de théâtre, un club de football ou de rugby… les relations interpersonnelles, les comportements sont empreints de « l’esprit » de l’organisation ; la façon de s’exprimer, le langage utilisé varient.
Ce contexte correspond au cadre « immédiat » dans lequel la situation de communication se joue. Les acteurs disposent généralement de marges de manœuvre pour agir.
Le positionnement des acteurs : Les individus intervenant dans une interaction « affirme » leur présence dans la relation à travers l’expression de leur personnalité, de leurs croyances, de leurs valeurs. Dans la communication interpersonnelle, les individus peuvent revendiquer leur place, défendre leurs intérêts, agir en fonction de leur statut ou des affinités qu’ils ont avec l’interlocuteur.
Rapport de place, statuts et rôles : Dans toute interaction, chacun cherche à se situer par rapport à l’autre, chacun cherche sa « place ». Dès le début d’une conversation, une définition de la situation est négociée explicitement ou implicitement entre les inter-actants.
Le rapport de place : Au sein d’une interaction, les places ne sont pas indépendantes. Quand quelqu’un vise une certaine place, il assigne à son interlocuteur une place corrélative qui valide et renforce la sienne.
Ce rapport peut être déterminé par le statut des inter-actants. Le statut est la place qu’occupe un individu dans la hiérarchie sociale (directeur de société, élu municipal, avocat, étudiant…).

Le rôle : l’ensemble des conduites attendues compte tenu du statut. Même dans un contexte très institutionnalisé, un rôle peut être investi et interprété différemment suivant la situation et la personnalité de l’individu. Le statut renvoie chacun à des rôles (professeur/élèves, vendeur/acheteur, médecin/patient…).
La négociation du rapport de place : Les rituels s’imposent à nous en tant que pratique culturelle reconnue. Ils permettent de préserver sa place mais aussi d’établir le rapport de place ou d’agir sur lui.

Lors d’une rencontre, E. Goffman distingue deux catégories de personnes suivant leur place :

Suivant les situations et les interlocuteurs, un même individu peut occuper des statuts et des rôles différents. Et pour chacun de ces statuts, elle peut interpréter le rôle à sa façon, même si celui-ci est parfois fortement déterminé par le contexte.
Ce contexte est présent dans toute communication puisque toute relation interpersonnelle se déroule dans un lieu donné. Ce lieu n’est jamais neutre dans la communication.


Toute relation s’inscrit dans le temps, avec un avant, un pendant et un après. Durant l’interaction, le rappel d’événements passés, l’anticipation, le rythme adopté dans la communication, la ponctuation de l’interaction dans le temps (pause, relance, écoute…), les changements de rythme, le temps dont on dispose pour un entretien, la perspective temporelle de se revoir… mais aussi, en dehors de l’interaction, le nombre de fois où l’on va se revoir, le temps qui s’écoule entre chaque visite… constituent la dimension temporelle qui structure toute relation interpersonnelle.