L'activité économique n'est possible qu'à partir d'un certain nombre d'opérations économiques (investir, consommer, épargner, produire…) effectuées par des agents économiques (ménages, entreprises, État…). Ces opérations donnent naissance à des flux matériels ou physiques, ou à des flux financiers ou monétaires. La création de richesse repose sur la capacité des agents économiques, entreprises et administration à produire des biens et services. Produire consiste à utiliser des facteurs de production (travail et capital) afin de créer des richesse, biens, service destinés à satisfaire les besoin des consommateurs.

Elle est constituée par les biens et les services échangés sur le marché à un prix couvrant leur coût de production. Elle est réalisée par le secteur privé et le secteur public marchand (entreprise de biens et de services et services marchands détenues par l'État).
Certains services sont gratuits ou sont échangés contre une valeur inférieure à leurs coût de production. Leur production est considérée comme non marchande. Il s'agit notamment des services collectifs mis à la disposition de la collectivité (police, enseignement, santé…). Cette production est financée par l'impôt et les cotisations.
La croissance se mesure à partir d'un indicateur majeur : le Produit Intérieur Brut (PIB). Il repose sur la notion de valeur ajoutée qui résulte de la différence entre la production effectuée par une entreprise et les consommations intermédiaires : (VA = CA - CI). On distingue différents type de calcul du PIB :
La valeur ajoutée des administrations est difficile à évaluer, car il n'y a pas de chiffre d'affaires. On effectue donc un calcul forfaitaire en prenant essentiellement pour base la masse salariale versée aux fonctionnaires. L'augmentation du PIB d'une année à l'autre constitue le taux de croissance qui sert à mesurer l'évolution de l'activité économique.
Cette indication permet de redistribuer les richesses entre les différents agents économiques.

Le PIB en volume est l'indicateur utilisé pour mesurer la croissance. Il correspond à la somme de toutes les valeurs ajoutées réalisées par les entreprises qui résident dans le pays, augmentée de la TVA et des droit de douane :
PIB = VA + TVA + Droits de douane
Le PIB permet :
Autrefois, la production était limitée à l'agriculture. Ensuite, au cours du 20ème siècle, la création de richesse découlait davantage de la production industrielle. Au cours de ces dernières décennies, le secteur tertiaire qui englobe les services marchands et administratifs (non marchand) contribue aux 3/4 de la richesse créée. En parle de tertiarisation de l'économie.

Source : Comptes Nationaux 2010 – INSEE
La distribution de revenus a comme origine le partage de la richesse créée par l'activité de production. Le niveau de vie d'une population dépend du revenu disponible pour la consommation, ainsi que la structure du budget des ménages. Plus les dépenses sont orientées vers la satisfaction des besoins secondaires, pus le niveau de vie est élevé.
La consommation est l'acte d'utiliser un bien ou un service soit pour satisfaire des besoins, soit pour produire un autre bien. C'est une opération économique de destruction par l'usage de biens et services.

Dans la théorie néoclassique, le consommateur recherche la satisfaction maximale compte tenu de la limite imposée par ses revenus. Son comportement est rationnel et il recherche la combinaison de biens et de services consommés qui lui procure la plus forte rentabilité.
La consommation peut prendre différentes formes :
La consommation permet de satisfaire progressivement les besoins primaires (besoin vitaux), puis secondaire. Le niveau de vie d'une population dépends du revenu disponible pour la consommation. La modification des choix de consommation exprime la variation du niveau de vie.
Exemple : l'évolution des dépenses au cours des deux derniers siècles traduit en France :
Ce processus d'évolution bouleverse la proportion de la satisfaction des besoin primaires et secondaire. Ainsi, plus la consommation conduit à la satisfaction de besoin secondaires, plus le niveau de vie est qualifié d'élevé.
L'épargne constitue la part du revenu des ménages qui n'est pas consacrée immédiatement à la satisfaction d'un besoin mais qui est mise en réserve en vue d'une dépense future. L'épargne peut prendre deux formes :
Les motifs de l'épargne peuvent être les suivants :
La croissance économique mesure l'augmentation des richesses d'un pays sur une longue période. Elle correspond à un accroissement des quantités économiques globales (PNB, PIB…).
Le taux de croissance qui permet d'en mesurer l'évolution est calculé chaque année de la façon suivante :

Le calcul du PIB ne prends pas en compte une partie de l'activité économique, ce qui sous évalue la production nationale. Sa fiabilité est relativisée par :
La valeur de la monnaie perturbe l'objectivité de la mesure. Aussi, pour comparer les valeurs monétaires dans le temps, il est nécessaire de "déflater" les séries statistiques pour éliminer l'impact du pouvoir d'achat de la monnaie (inflation, déflation).
Dans ces conditions, d'autres indicateurs de développement et de bien-être ont vu le jour :
Pour réaliser une comparaison entre pays la plus objective possible et déterminer ainsi le véritable niveau de richesse de la population, on utilise le PIB par habitant. Il s'agit de déterminer pour chaque habitant, la valeur produite.

Par ailleurs, pour comparer les différents niveaux de revenus entre pays, il convient de corriger, pour chaque pays, les effet de la monnaie et de l'évolution des prix. Les PPA (parité de pouvoir d'achat) représentent des taux de conversion des monnaies qui égalisent les indicateurs économique de chaque pays afin d'obtenir une monnaie commune fictive appelée simplement standard de pouvoir d'achat.

Lire : Classement PIB : les pays les plus riches du monde