C’est le genre employé lorsque l’orateur doit défendre un accusé devant un tribunal. Quintilien (1er siècle) définit ainsi les cinq parties de l’argumentaire délibératif.

Ce genre inspire encore aujourd’hui les discours judiciaires.
Ce genre est employé lorsqu’il convient de persuader ou de dissuader en vue d’une décision à prendre. L’orateur use pour cela de son autorité, il cherche également à jouer sur les sentiments de son auditoire : le calme, l’excitation, la colère… l’exorde est supprimé mais une partie s’ajoute à celle du précédent genre : la conjecture qui consiste à déterminer la faisabilité présente ou future des projets mis en délibération.

Pour cela, l’orateur s’appuie sur des exemples tirés du passé. Ce genre inspire les discours politiques et est remis au goût du jour notamment dans le cadre du développement des débats publics concernant par exemple l’aménagement du territoire et d’une possible démocratie participative (gouvernance).
Ce genre est employé pour faire l’éloge ou le blâme d’une personne ou d’une action. Il se décline de différentes manières : l’oraison funèbre, le panégyrique (portrait flatteur), l’apologie, le pamphlet, la satire, la diatribe.
Les procédés sont notamment ceux de l’amplification qui consiste à grossir et à développer la description des qualités ou des défauts de l’objet du discours.

Ce genre est le modèle de nombreux articles de journaux et bien sur de la communication commerciale dont le but est de renforcer l’adhésion de l’auditoire à des valeurs communes.